Séminaire de l’axe 1

19 mars 2026
15h-17h
Salle 003
MSHE

Dans le cadre de l’axe 1, Santé et Vulnérabilités : risques, soins et prévention du Laboratoire de Psychologie, deux communications sont présentées.


Motivation et traitement de la récompense et de l’effort dans la schizophrénie

45 mn de présentation, 15 mn de discussion à chaque fois

Intervention de Mariia Kaliuzhna, MCF Psychologie Cognitive .

Les symptômes négatifs, en particulier l’apathie, constituent une dimension centrale et invalidante de la schizophrénie et sont étroitement liés à des perturbations de la motivation et du comportement orienté vers un but. Je présenterai des données comportementales et de neuroimagerie mettant en évidence des altérations du traitement de la récompense et de l’effort dans la schizophrénie. À l’aide de l’IRMf, je mettrai en évidence une réduction robuste de l’activité striatale ventrale lors de l’anticipation de la récompense, compatible avec une altération du codage de la saillance motivationnelle. Je présenterai ensuite des travaux montrant des déficits du codage adaptatif de la récompense dans le striatum, suggérant une capacité réduite à ajuster de manière flexible les représentations de la récompense aux exigences contextuelles, avec des implications pour l’efficacité cognitive et la prise de décision. Enfin, je présenterai des résultats récents issus de tâches de prise de décision basée sur l’effort, modélisés à l’aide de modèles de diffusion de la décision, mettant en évidence une accumulation de l’évidence altérée lors des arbitrages effort–récompense dans la schizophrénie. Dans leur ensemble, ces résultats pointent vers des mécanismes striataux et cognitifs sous-jacents aux dysfonctionnements motivationnels dans la schizophrénie et offrent un cadre mécanistique pour la compréhension des symptômes négatifs.

Mots-clés: schizophrénie ; récompense ; effort ; apathie ; IRMf ; prise de décision ; codage adaptatif


Comportements sexuels problématiques chez l’enfant : évaluation, enjeux et outil clinique

Intervention de Mélissa Berthelemy, Docteure en psychologie, ATER

Thèse sous la direction de : André Mariage, Professeur émérite, directeur de thèse et Alexandra Vidal-Bernard, Maître de conférence, co-directrice de thèse.

Les comportements sexuels problématiques (CSP) chez les enfants de moins de 12 ans constituent un enjeu clinique et scientifique majeur. Ces dernières années, la recherche progresse, principalement en Amérique du Nord. En France cependant, le sujet reste peu étudié. Cette problématique est pourtant bien connue des professionnels de l’enfance et des institutions qui les accueillent. Sans connaissances ni formation à ce sujet, il leur est bien difficile de juger de la gravité des comportements observés. Ce contexte conduit à des erreurs d’évaluation : minimisation ou dramatisation du comportement, pouvant avoir des conséquences graves tant pour l’enfant auteur que pour l’enfant victime.

Face à ce problème, nous avons créé une échelle visant à discriminer le niveau de gravité des CSP, afin d’accompagner une prise en charge adaptée et d’éviter la stigmatisation. Cette échelle permettra également de collecter des données, contribuant à enrichir la recherche sur la prévalence et les facteurs de risque des CSP chez l’enfant. Son utilisation vise à renforcer l’efficacité et la pertinence des interventions professionnelles.

Mots-clés : comportements sexuels problématiques – CSP – enfants de moins de 12 ans – évaluation clinique