Séminaire de l’axe 1

22 janvier 2026
15h-17h
Salle T07

Dans le cadre de l’axe 1, Santé et Vulnérabilités : risques, soins et prévention du Laboratoire de Psychologie, deux communications sont présentées.


Clinique de l’anorexie mentale post-rétablissement : fonctionnements psychiques, attachement et mentalisation.

Intervention de Stéphanie Sleiman, doctorante au sein du laboratoire de Psychologie.

Thèse sous la direction de Houari Maïdi, Professeur émérite de psychopathologie et de Rose-Angélique Belot, professeure des universités, psychologie clinique et psychopathologique.

Il s’agit d’une recherche doctorale qui explore les liens entre les expériences d’attachement, la capacité de mentalisation et les ressources psychiques mobilisées chez des personnes ayant souffert d’anorexie mentale (âgées entre 25 et 60 ans). Plus précisément, elle vise à étudier la qualité de la mentalisation après le rétablissement, c’est-à-dire à comprendre comment les capacités à réfléchir sur soi-même et à saisir les états mentaux d’autrui évoluent une fois les symptômes de l’anorexie atténués. Les recherches scientifiques antérieures sur ce sujet étaient principalement axées sur la définition du trouble de « l’Anorexie Mentale » (AM), ses causes, ainsi que sur les problématiques sous-jacentes, se concentrant principalement sur l’anorexie à l’adolescence. Ces études n’ont pas suffisamment exploré le fonctionnement psychique lié aux traumatismes, aux angoisses, et aux mécanismes de défense associés, ainsi que la nature du processus de mentalisation, en particulier à l’âge adulte et après le rétablissement. Cette étude cherche à combler ce manque en analysant en profondeur les caractéristiques de la mentalisation et les dynamiques psychiques chez des personnes rétablies, notamment à travers l’exploration de leur espace imaginaire.

Cette recherche est à la fois quantitative et qualitative. Elle utilise des outils précis scientifiquement validés pour évaluer de manière approfondie les capacités de mentalisation chez ces participants ayant vécu un trouble alimentaire de type « anorexie mentale » par le passé. Ce travail vise à dépasser une approche strictement symptomatique du trouble afin d’éclairer la clinique du post-rétablissement et d’adapter les pratiques d’accompagnement thérapeutique.

Mots-clés : anorexie mentale ; post-rétablissement ; mentalisation ; attachement ; fonctionnement psychique ; qualité de vie.


Analyse préliminaire à partir de différents outils d’évaluation, chez des adultes confiés enfants en famille d’accueil

Intervention de Célia Petersen, doctorante au sein du laboratoire de Psychologie

Thèse sous la direction de Rose-Angélique Belot et de Romuald Jean-Dit-Pannel, professeure et professeur des universités en psychologie clinique et psychopathologie.

Cette recherche mixte (quantitative et qualitative) a pour objectif d’étudier les capacités d’attachement et de mentalisation d’adultes confiés enfants en familles d’accueil. L’évaluation quantitative repose sur les réponses de 30 adultes à un formulaire comprenant douze auto-questionnaires validés scientifiquement. L’évaluation qualitative s’appuie sur quatre rencontres menées auprès de quinze adultes. Celles-ci comprennent deux entretiens semi-directifs, une épreuve projective, ainsi que le formulaire utilisé dans le volet quantitatif.

Cette recherche vise à articuler les résultats issus de différents outils, en croisant données auto-rapportées, cliniques et projectives. Dans le cadre de cette présentation, nous allons mettre en avant les premiers résultats à cinq auto-questionnaires : DASS-21, TAS-20, RSQ, RFQ-8 et MSPSS, ainsi que du CAMIR. Les résultats préliminaires mettent en évidence un attachement globalement détaché chez l’ensemble des participants, malgré une hypermentalisation. Les personnes rencontrées ne présentent pas de niveaux cliniques d’anxiété ou de dépression, mais rapportent un stress principalement en lien avec leur situation actuelle. Par ailleurs, elles estiment majoritairement pouvoir compter sur au moins une figure de soutien dans leur entourage. Enfin, les participants ne semblent pas éprouver de difficultés majeures dans la reconnaissance et l’expression de leurs émotions.

Mots clefs : Protection de l’enfance, fonctionnement psychique, attachement, soutien social, quantitatif, qualitatif